Automobile : Les contraintes liés au CO2 ? Une vraie contrainte pour les constructeurs

Le salon international de l’automobile de Detroit a eu lieu la semaine dernière aux Etats Unis. Une occasion pour les constructeurs de présenter leurs nouveaux modèles de pick-up, camions et autre 4×4. Des modèles qui ont soulevé la question du respect des nouvelles normes fixé par Bruxelles, et qui prendront effet en 2021. Une question épineuse pour les firmes automobiles.

Alors que Bruxelles a fixé des normes plutôt contraignantes pour l’année 2021, a l’encontre des constructeurs automobiles, concernant l’émission de CO2 des véhicules. Des contraintes que Dieter Zetshe, PDG du groupe Daimer, qui possède Mercedes, a dit ne pas être sur de respecter d’ici la : “C’est notre intention, mais nous ne pouvons pas garantir que nous serons conformes en 2021”, indique-t-il. “C’est un énorme défi pour tout le monde”.

Quant à Nicolas Peter, directeur financier de BMW, lui, assure être confiant et être “dans une très bonne position” par rapport à cette réforme. Son compère Sergio Marchionne, PDG de Fiat Chrysler, a lui annoncé être déterminé et pret a tout pour respecter ces normes, le contraire “(n’étant) pas une option” selon lui.

De grosses amendes en guise de punition ?

Les amendes prévu par Bruxelles, s’appuyant sur un règlement de 2014, sont prévu pour faire payer les constructeurs 95 euros par voiture et par gramme excédentaire. A rappeler que les émissions doivent passer de 130 grammes par kilomètres à 95. Une question qui préoccupe beaucoup d’entre eux, notamment PSA, le groupe francais. Le groupe français a même commencé les négociations avec General Motors afin de faire baisser le prix d’acquisition de Opel, qui n’est pas préparé pour tous les changements qui auront lieu en 2021.

Ce sont donc des milliards d’euros de facture par ans qui sont en jeu. “On a regardé cela, et c’est pas jolie”, assure Sergio Marchionne. Des risques de dépense accentué par le déclin des moteurs à Diesel, qui pousse les gens à se pencher sur les moteurs à essence, plus polluant bien sur. Ce qui alourdit encore plus les prévisions. Mais pour Dieter Zetsche : “Finalement, c’est le client qui décidera comment le marché se développera”.

Des investissement massif pour être dans les cloud.

Mais afin d’éviter toutes amendes, ces mêmes constructeurs ont annoncé des investissements massifs pour l’électrification de leurs gamme de véhicules. Un tournant dans l’industrie de la voiture qui va permettre de se rapprocher un peu plus des normes prévus pour 2021.
Certains ont même profité du salon de Detroit pour annoncer leurs plans. A l’image du constructeure américain Ford. Qui compte doubler son injection de fonds pour lancer 40 nouveaux véhicules électriques d’ici 2023. Ce qui représente 11 milliards d’euros.
Avant cela, General Motors avait lui annoncé vouloir sortir 20 modèles de voiture électrique pour 2023, sans, eux, dévoilé la somme injectée. Le groupe Volkswagen a quand à lui annoncer 40 milliards de dollars d’investissement d’ici 2030, afin de développer des versions électriques de ses 300 modèles. Quand a Daimler, le groupe veut consacrer 12 milliards de dollars pour les mêmes raisons.

Un investissement total de 90 milliard de dollars de la part de la globalité de l’industrie automobile, dans les voitures éléctriques. Un marché de voiture qui ne représente, à l’heure actuelle, que 1% du marché mondial.

Assurance : Les prix pourraient grimper au Etats-Unis

Au vu des nombreuses catastrophes naturelles, l’année 2017 a été l’une des plus coûteuses pour les compagnies d’assurances américaine. Un coût excessif qui devrait les pousser à augmenter leurs prix en 2018.

Cela serait une grande première depuis des années aux Etats-Unis, en effet, les prix des assurances pour les logements et les biens matériels devraient augmenter. Selon plusieurs sources ayant mené des études, l’année 2017 a été l’année la plus coûteuse depuis un moment, pour les assurances américaines. Les répercussions devraient se matérialiser sous forme de hausse des prix des assurances.
En sachant que les prix des contrats avec les réassureurs, qui sont en fait les assureurs des assureurs, ont baissé d’environ 50% sur les cinq dernières années. Ils n’ont jamais été aussi bas depuis 17 ans. À noter que les dernières hausses des prix datent de 2011/2012. Deux années qui avaient vu la tempête Sandy qui avait ravagé tout le pacifique (Jamaïque, Cuba, Bahamas, Haïti, Cote Est des E-U et Canada), ainsi que les tremblements de terre et inondations qui ont sévi au Japon, en Nouvelle-Zélande et Thaïlande.

Une flambée des prix.

Ils devraient toutefois, en 2018, remonter spectaculairement d’environ 10% d’après les cabinets Morgan Stanley et Wells Fargo. Quant aux contrats d’assurance des particuliers, ils seront de ce fait, impactés, mais à moindre mesure. Mais dans les états à risques naturels élevé, comme les états côtiers du Sud-est, la hausse des prix elle sera élevé et pourrait atteindre jusqu’à 20% d’augmentation, toujours d’après Morgan Stanley. C’est la répercussion directe des événements naturels qui ont touché la région. Les compagnies américaines ont elles-mêmes étaient touché par les ouragans Harvey, Jose, et Irma, mais aussi des incendies de forêt monumentales en Californie, ainsi que deux tremblements de terre au Mexique.

Un test d’envergure pour le domaine de l’assurance.

Avant l’été 2017, les assureurs américains avaient des fonds atteignant les 709 milliards de dollars, ainsi que 605 milliards de dollars pour les réassureurs. Mais les intempéries de grande envergure en fin d’été et en automne pourraient avoir engendré une perte de plus de 100 milliards de dollars, auxquels on ajoute 14 milliards de pertes dû aux incendies ravageurs qui ont eu lieu en Californie. Du coup, les prévisions ont été réétudiées.

Des pertes qui n’inquiète pas tant que ca le secteur en général. Paul Shultz, directeur exécutif d’Aon Securities a confié : “ C’était un test d’envergure. Mais nous sommes optimistes sur le niveau des capitaux qui restera disponible dans les mois qui viennent”, au journal “Wall Street Journal”.

Une hausse des prix qui devrait s’étaler sur plusieurs mois, même si une hausse de 3% à vu le jour dans certaines zones a risques. Des nouveaux tarifs qui ne devraient rentrer en vigueur en mars ou juin.